vendredi 24 décembre 2010

Skype fonctionne... après une panne planétaire

Le réseau téléphonique de Skype commence seulement à se remettre d’une énorme panne, qui a touché son cœur… La situation ne fait que revenir à la normale progressivement.
Des millions de téléphones Skype ont sonné « occupé » pendant deux jours. Le coupable n'est ni un virus informatique ni la neige... © Skype
Mercredi 22 décembre, le réseau de téléphonie VoIP de Skype s’est littéralement écroulé. Des millions de personnes, partout dans le monde, ont été privées du service durant toute la journée. De plus de 20 millions de connexions, le réseau est tombé à deux millions seulement. Les perturbations ont continué jeudi, où la situation a été « stabilisée ».
Ce n’est pas un incident qui a provoqué cet énorme dysfonctionnement mais bien un problème au cœur même du réseau de Skype, comme l’entreprise elle-même l’a expliqué sur son blog. On peut y lire que la panne a affecté «un certain nombre de supernœuds ("supernodes"», ces derniers étant desserveurs où se trouvent des listes de numéros, des annuaires en somme. Ces supernœuds sont disséminés un peu partout et accessibles en peer-to-peer. Cette structure en réseau, grande force de Skype, sécurise le fonctionnement puisqu’un problème, même grave, n’empêchera pas les connexions d’être réalisées par un autre chemin.
La fiabilité, un point faible ?
Mais cette sécurité tombe si ce sont les serveurs eux-mêmes qui flanchent. C’est ce qui s’est passé mercredi avec un problème logiciel sur un grand nombre de ces supernœuds. Les ingénieurs de Skype ont rapidement reprogrammé des serveurs pour qu’ils servent de supernœuds sur une échelle plus grande afin d’absorber le trafic.
Celui-ci est remonté jeudi soir à 10 millions de connexions et semble s’approcher de la normale en ce matin de Noël. L'entreprise ajoute un cadeau à cette bonne nouvelle : des crédits d'appel gratuits pour 30 minutes de communication. Les dernières nouvelles sont à suivre sur Twitter.
Cette panne planétaire est un coup dur pour Skype, qui souhaite conquérir le marché professionnel, lequel se montre réticent à cause, justement, de doutes sur la fiabilité du service.


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